American Apparel : profitabilité et innovation choc !

Nous avions déjà évoqué en Avril (ici) le cas d’American Apparel. C’était pour faire le constat du redressement commercial et financier de l’enseigne, qui allait de paire avec le déploiement de la RFID/EPC dans ses magasins.  La corrélation entre ces deux faits figurait d’ailleurs explicitement dans les communications financières du distributeur. Et nous nous étions promis d’y revenir : car le bilan d’alors (augmentation du chiffre d’affaire de 13% en 2012) avait été réalisé dans le contexte d’une mise en œuvre encore partielle de la RFID.

Qu’en est-il depuis ?

Les bons résultats s’empilent :

  • + 10% sur le chiffre d’affaire mensuel en Mai 2013 versus  Mai 2012
  • +7%  en Juin
  • +8% en Juillet

Ces chiffres ne sont pas « dénaturés » par l’extension du réseau de distribution qui a peu évolué. A réseau constant, on voit une élévation de la performance commerciale des points de vente de +7% en Mai, +5% en Juin, +6% en Juillet par rapport à 2012. Croissance d’autant plus remarquable qu’elle se surajoute à celle, très importante, de l’année précédente.

Bref, American Apparel constitue un exemple saisissant de la contribution de la RFID aux stratégies de conquête de parts de marché et d’amélioration de la rentabilité des enseignes.

Mais ce n’est pas la seule raison de reparler de ce distributeur…

Il vient  en effet de lever le voile sur un système d’inventaire permanent et automatique, testé dans deux de ses magasins de Los Angeles (dans les quartiers  de Little Tokyo et Melrose). Selon les fournisseurs de l’enseigne, un déploiement global de ce système serait initié.

De quoi s’agit-t-il ? De substituer aux inventaires « manuels », c’est-à-dire exploitant des systèmes EPC mobiles  ultra-rapides (PDA ou raquette), un système EPC directement implanté dans les étagères, penderies, tablettes, cabines d’essayages, etc. et qui scrute en permanence les produits proposés en surface de vente ainsi que leurs mouvements. On pourrait d’ailleurs s’interroger sur le maintien du terme « inventaire » ; ce système s’apparentant davantage à de la géolocalisation temps réel.

Pour quels avantages métiers alors ?

  • On s’évite les erreurs ou négligences humaines et on améliore encore la qualité des données de stock.
  • On déleste les équipes de cette tâche « de gestion » (afin qu’elles se concentrent pleinement sur la relation client) ;
  • On recueille des indicateurs business d’une précision inouïe : sur la disponibilité produit, le respect du plan merch, les taux de conversion à l’essayage, etc.

Bien sûr, nous ne savons encore rien de ce système. De son coût ; de sa fiabilité,  de sa capacité à s’adapter aux reconfigurations perpétuelles des magasins, de sa stabilité, de sa maintenance, etc.

Une chose néanmoins : American Apparel nous semble peu susceptible de verser dans l’utopie technologique sans lendemain…

Pour les plus curieux d’entre vous, on peut visualiser le système en question ici :

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